Macro-économie Publique

76 ème Café éco : Quelle part de sa richesse une nation doit-elle, peut-elle, consacrer à la solidarité?

                               76ème Café Économique

                        jeudi 21 décembre 2017 à 19h15

                         au Café du Centre à Pont-Aven

 « Quelle part de sa richesse une nation doit-elle, peut-elle, consacrer à la solidarité? »

 

Les chiffres concernant la richesse font rêver : en France, avec 35 000€ de Produit Intérieur Brut (le PIB) par habitant chaque année, on s’étonnera que la pauvreté puisse se cacher dans cette opulence.

Cependant le chiffre est brut,  dans le PIB tout n’est pas consommable, il comprend notamment l’usure des machines qu’il faut remplacer et …quelques finesses comptables.

Il comprend aussi des productions non consommables individuellement,  destinées au partage et à l’accumulation de richesses communes, notamment l’école, la voirie…

Mais encore, le chiffre magique porte en lui la marque de nombreux actes inutiles voire néfastes.

Et le PIB ne révèle pas toute la richesse, on tentera d’évaluer celle du bénévolat et d’imaginer celle, potentielle, de quelques millions de chômeurs.

Il reste quand même de quoi partager un peu !

Mais qu’entend-t-on par solidarité aujourd’hui où la crise économique et la lutte contre les déficits conduisent à une remise en cause de la plupart des systèmes sur lesquels elle s’appuie ?

Enfin, dans le choix entre « doit-on » et « peut-on », se  situe toute la marge de l’action politique…

Sur quel projet de société,  quel contrat social s’appuie donc cette action politique aujourd’hui?

Existent-ils ou sont-ils à construire?

Cette séance sera l’occasion d’un partenariat avec la section locale de la Ligue des droits de l’homme (LDH)

Ce thème, qui sera présenté conjointement par Michèle Daloz et Stéphane Le Labourier, pour la LDH, et Jean Pierre Beux, pour le Café éco

LE CAPITAL, LE BEL OBJET.

LE CAPITAL, LE BEL OBJET.

 

 

Les sociétés humaines sont marquées par de fortes différences entre les individus qui les composent, notamment en termes de propriété de l’espace naturel et économique mais aussi par l’accès au produit des activités créatrices de biens et services.

Dans l’espace économique on ne connaît pas de pouvoir partagé durable, le pouvoir y est essentiellement associé à la propriété, on n’imagine d’ailleurs pas les non possédants dictant leurs desiderata, hormis par quelques contre-pouvoirs partiels ou d’éphémères insurrections. La déclaration universelle des droits de l’homme ne pouvant alors déboucher que sur quelques régulations.

L’adversité générale, la force des évènements naturels peuvent cependant parfois tempérer les ardeurs à dominer et faire place à la communauté d’intérêts.

La domination n’est cependant concevable que face à l’acceptation de la vassalité sous la contrainte, par impuissance, par reconnaissance de la supériorité ou par croyance en un ordre établi. Par le manichéisme de la domination ou de la soumission, la psychologie humaine aurait donc des fondements qui ruinent par avance toute tentative d’universaliser les droits de chaque individu à sa part de pouvoir

Les  sociétés humaines partagent cela avec le tronc commun animal, mais malgré leurs rivalités, elles ont pu imposer leur dictats à la faune entière malgré quelques résistances, les moustiques se nourrissant encore des hommes!

Les formidables capacités intellectuelles, notamment la transmission des connaissances acquises, l’élaboration continue de concepts nouveaux ne suffisent pas à modifier les rapports entre les hommes, ces capacités mises au service du seul développement matériel, ne distingue encore pas l’humanité du monde animal quant à ses rapports internes. La psychologie de la domination semble encore indépassable et constitue l’obstacle aux coopérations à égalité de niveau, le refuge en dernier recours serait l’indépendance individuelle, en survivance. Est ce à dire que vouloir contrarier la nature est peine perdue ou que sa modification n’est encore qu’esquissée?

 

 

 

La psychologie humaine : tendances naturelles.

Chacun a pu observer les comportements de nos tout petits, défendre son bien semble inné, on ne prête son jouet qu’après négociation, subtiliser le patrimoine d’un congénère est une victoire, on arrache facilement l’objet préféré d’un petit copain. Nos petits se ressemblent bien, à ce stade, il est bien difficile de dire qui aura une tendance à la domination et qui se soumettra facilement et c’est probablement dans les actes d’éducation qu’il faut chercher la divergence des voies. Autant l’apprentissage du partage est la première tendance éducative, l’invitation à ne pas se laisser faire ne tarde pas, jusqu’aux bagarres dont les conséquences rapprochent à nouveau de la solidarité et d’un partage qui dépendra maintenant des rapports de force établis.

Les tendances naturelles ont été réfrénées par les apports philosophiques, l’édiction de règles et quelques fonctions régaliennes, pour qu’au cours de l’histoire les sociétés humaines puissent perdurer.

La coexistence du salarié et de l’employeur est issue de cette alchimie et son fonctionnement fait l’objet d’une codification sophistiquée établie au fil du temps lors de conflits ou par les apports philosophiques.

Bien sûr, l’un et l’autre sont « nés libres et égaux en dignité et en droits », mais d’évidence, au-delà de la naissance les positions se différencient, d’évidence, la propriété confère un pouvoir de décision qui n’est partagé que par la nécessité de délégation dans un cadre qui relève seulement des tâches opérationnelles.

Nous avons donc fondamentalement une position dominatrice et une position de soumission liées à la propriété, mais ces rapports ne sont pas exclusifs de la propriété la hiérarchie étant aussi l’apanage de la fonction publique… et de la famille.

La propriété conserve cependant un rôle directeur pour l’ensemble de la société, même si l’espace public échappe par la démocratie élective au pouvoir absolu.

La position de propriétaire ne touche pas que la fonction productive et son pouvoir direct, la propriété de jouissance et sa visibilité permettent aussi l’emprise sur les décisions publiques et les consciences.

La question sera donc de comprendre en se cantonnant à la production, comment la société et la nature génèrent le dominant et le dominé et comment on peut échapper à l’alternative.

 

Les hommes et l’entreprise.

Dans le monde de la grande entreprise industrielle, on peut invoquer l’héritage, l’outil de production étant alors transmis en bloc avec de surcroît la transmission d’une pratique de la direction d’entreprise et une solide formation. Les choses sont alors verrouillées, chacun reste à sa place, c’est la reproduction des classes sociales, l’accès au capital constitué étant impossible aux salariés, au moins individuellement. Ce capital, c’est la tendance, n’est accessible qu’au monde de la finance, le capital peut changer de titulaire, les salariés faisant aussi partie du transfert, sans qu’ils soient considérés comme des acteurs potentiels. L’accumulation du capital, même si elle est placée sous le titre du propriétaire, reste une œuvre commune dont chacun dans l’entreprise se sent un peu contributeur, avec le sentiment fort d’appartenance à un groupe et la frustration d’en être écarté. Les salariés s’installent alors généralement par l’organisation syndicale, dans la tentative de modification du partage des richesses, seule façon de gérer collectivement leur soumission. Le système se perpétue parce que les candidats au salariat dans ces entreprises sont légion. Il peut y avoir bien sûr quelques fuites, essentiellement à l’intérieur du système, mais pas de risque pour les grandes entreprises d’une panne sévère de recrutement en raison de décisions massives de quitter la voie du salariat. C’est pourquoi, même si les revendications des salariés paraissent toujours exagérées pour les employeurs, avec le temps nombre d’entre elles sont honorées afin de rendre acceptable la condition de salarié.

Ainsi se gère la durabilité de la relation patron salarié dans la grande industrie.

Le tissu productif est aussi largement constitué de petites et moyennes entreprises voire de toutes petites, c’est le paysage de nos zones industrielles et artisanales où les signes de l’héritage de capital ancien sont peu visibles, la plupart de ces entreprises sont tenues par leur créateur, leur premier descendant ou un repreneur non familial. Il est aussi vrai que certaines de ces entreprises ont pu accéder à l’étage supérieur, on ne naît pas grande entreprise, on le devient, les constructeurs d’automobiles ont aussi commencé par un atelier.

L’intérêt de nos zones locales est d’offrir une visibilité de laboratoire sur la psychologie des créateurs et des salariés. Chacun connaît dans ces zones, quelques patrons petits et moyens, de quoi savoir qu’ils n’appartiennent  pas une branche séparée de notre espèce, ainsi donc comment devient-on patron et pourquoi ne le devient-on pas? Les petits patrons de zone sont le plus souvent issus de la zone, ou y viennent après avoir commencé dans leur garage, ils sont comme nous indiquent les enquêtes de l’INSEE, issus du bas de l’échelle et peu formés au sens du titrage de l’éducation nationale.

La catégorie des non salariés recouvre les employeurs (y compris en ayant formellement un statut de salarié) et les indépendants sans salariés, l’ensemble représente environ 10% de la population active employée. Cette proportion diminue régulièrement sauf dans la toute dernière période avec le statut de l’auto entrepreneur et en raison de la montée du chômage, ce fut aussi le cas au cours de la crise des années 1930. Il y a donc environ une personne sur dix qui a fait le choix de l’indépendance en étant employeur, potentiellement employeur ou délibérément sans salarié.

On emploie presque indifféremment le terme d’indépendant ou celui de non salarié, les intéressés préférant le premier et  les administrations le second. En effet, être à son compte relève d’une volonté d’indépendance,  de ne pas recevoir d’ordre d’une hiérarchie et par conséquent d’en acquérir le moyen, la propriété de l’outil de production. Le terme « non salarié » semble relever d’une anomalie tant le salariat est devenu la norme, le « non salarié » exprime la survivance d’un ordre ancien, tant la tendance des 150 dernières années a été à la salarisation des artisans, des agriculteurs et autres indépendants. Le tableau ci-dessous nous indique cette évolution (attention, l’échelle en abscisse n’est pas linéaire).

 

essai3

Perspectives sur l’histoire des professions indépendantes p.54

Source : Rapelli & Piatecki (2008). Thèse

Part des non-salariés dans la population active (%)

 

Ainsi en 1850, plus de la moitié de la population était à son compte, même s’il existait des dépendances, notamment par le métayage et la dette, 50% de la population prenait des décisions économiques y compris dans des contextes difficiles, voire de misère. Force est de constater que la réduction rapide de cette proportion est l’expression de la difficulté à exister face aux formes nouvelles de production qui apportaient par la technicité et la dimension, une productivité supérieure. Faute d’avoir trouvé les moyens individuels ou collectifs de résister, c’est la mort dans l’âme que le peuple des artisans et paysans a du se fondre en prolétariat en abandonnant ses prérogatives et cela pouvait parfois se faire dans le soulagement tant il devenait intenable de persévérer. En un siècle et demi, la proportion de la population impliquée dans la décision économique a régressé de 52 à 10% alors qu’il est communément admis que c’est durant cette période que la démocratie politique a progressé. Il ne s’agit pourtant pas de domaine étrangers, tant le pouvoir politique est constamment mobilisé à la gestion des questions économiques.

De nombreuses enquêtes indiquent, en 2013, que environ 40% des salariés souhaiteraient être à leur compte, un vœu, qui exaucé, nous ramènerait à la situation de 1850.

La revue CHALLENGES résume un sondage de Think (extraits) publié le 29-01-2013 en ligne.

« L’envie de devenir son propre patron ne faiblit pas. 3 Français sur 10 assurent vouloir se lancer dans l’aventure./

/L’enthousiasme de se mettre à son compte fait surtout son nid au sein de deux catégories d’actifs bien distinctes. Entre 18 et 34 ans, un jeune sur deux ressent l’envie de créer son entreprise. Ce haut niveau se retrouve également chez les cadres supérieurs qui seraient les plus enclins à tenter l’expérience./

/En revanche, une écrasante majorité avoue d’ailleurs n’avoir aucunement envie de courir le risque de créer une entreprise. 60% des personnes interrogées indiquent en effet qu’elles ne se lanceront « certainement pas » (40%) ou « probablement pas » (20%) dans l’aventure./

/Finalement, les seules certitudes qu’il leur reste au moment de se jeter dans l’aventure est leur désir d’indépendance (45%), d’épanouissement (39%) ou encore d’enrichissement personnel (32%) »

[Le sondage a été mené auprès de 1.000 français par l’Institut Think pour l’APCE et CERFRANCE à l’occasion du 20ème Salon des Entrepreneurs de Paris. Il est constitué d’un échantillon représentatif de la population française. L’enquête a été réalisée via un questionnaire internet en décembre 2012.]

Il y a loin de la coupe aux lèvres, d’autant que parmi ceux qui ont essayé, il y a de nombreux retours à la case départ avec des séquelles financières et morales, ces échecs irriguent la sphère des candidats à l’indépendance, notamment par les inquiétudes et pressions familiales autour du revenu et de la notoriété. L’enthousiasme de la tranche des 18/34 ans s’érode en passant aux tranches suivantes et pas essentiellement en ayant accédé à l’indépendance ni même en ayant seulement essayé, mais parce que les positionnements sur les marchés sont saturés et que l’accès au capital est jugé trop difficile et risqué en raison des garanties exigées sur le patrimoine propre. C’est aussi par lassitude que la soumission l’emporte sur l’enthousiasme.

Il ressort cependant que la possession de son outil de travail est perçue comme un sésame pour l’accès au bonheur, par l’émancipation des tutelles du capital des autres. Le choix principal est celui de l’indépendance, non de devenir à son tour employeur, il n’est donc pas un choix de domination, ce sont le plus souvent les contraintes du marché et la recherche d’économies d’échelle qui y conduisent, une fois l’entreprise lancée.

La recherche de l’indépendance, le passage à l’acte d’émancipation est d’autant plus fort que la pression hiérarchique au travail est forte et que l’incertitude pour l’emploi est élevée. Ce sont en effet les catégories les moins rémunérées qui sont les plus exposées aux brimades et à la perte d’emploi qui prennent le risque d’entreprendre, alors qu’on pourrait y attendre au moins les mieux formés, aguerris professionnellement à la gestion.

L’INSEE nous livre deux tableaux révélateurs du désintérêt des plus formés et des encadrants pour l’entreprenariat sauf ceux pour qui c’est le passage obligé notamment dans les professions libérales.

 

Catégorie socioprofessionnelle des indépendants lors de leur premier emploi
Lecture : 55,9 % des indépendants ou dirigeants exerçant dans l’agriculture ont débuté comme agriculteurs exploitants. 65,9% des indépendants ou dirigeants exerçant dans l’industrie, construction… ont débuté comme employés ou ouvriers.
Champ : indépendants et dirigeants chefs de leur propre entreprise (hors aides familiaux).
Source : enquête Formation et qualification professionnelle 2003, Insee.
Groupes de secteurs Agriculteur exploitant Artisan, commerçant ou chef d’entreprise de10 salariés ou plus Cadre Profes-sion intermé-diaire Employé Ouvrier Total
Agriculture 55,9 0,7 1,5 4,1 9,2 28,7 100,0
Industrie, construction, transport de marchandises, commerce de gros 1,2 10,5 5,5 16,9 13,6 52,3 100,0
Commerce et services de proximité 1,3 11,1 1,4 10,2 40,9 35,1 100,0
Services où exercent les professions libérales et assimilées 0,6 2,1 37,0 35,9 14,5 9,9 100,0

 

Diplôme le plus élevé obtenu par les indépendants selon le groupe de secteurs
Lecture : 55,8 % des indépendants exerçant une profession libérale ou assimilée ont un diplôme supérieur à Bac+2.
Champ : indépendants et dirigeants chefs de leur propre entreprise (hors aides familiaux).
Source : enquête Emploi en continu 2004, Insee.
Groupes de secteurs Diplôme supérieur à Bac + 2 Bac + 2 Bac ou brevet professionnel CAP, BEP ou diplôme équivalent BEPC ou aucun diplôme Total
Agriculture 1,9 8,2 18,5 38,6 32,8 100,0
Industrie, construction, transport de marchandises, commerce de gros 9,7 6,9 11,4 46,1 25,9 100,0
Commerce et services de proximité 4,7 7,4 18,8 36,4 32,7 100,0
Services où exercent les professions libérales et assimilées 55,8 24,1 8,5 5,2 6,5 100,0

 

On peut en tirer de nombreux enseignements, il est paradoxal que la formation soit constamment pointée comme vecteur d’efficacité économique, alors que la direction d’une majorité d’entreprises est assurée par les moins formés et c’est le cas y compris de nombreuses grosses PME où il n’est pas rare de rencontrer un staff d’ingénieurs salariés entourant un patron titulaire d’un simple CAP. La lecture en creux révèle donc que les catégories les plus formées privilégient l’emploi stable et rémunérateur dans les entreprises ou la fonction publique plutôt que le risque, probablement parce que le besoin d’indépendance est moins ressenti, étant partiellement acquis par une position hiérarchique.

Inversement lorsque les formations écourtées se révèlent indépassables, les personnes engagées dans la vie active qui réalisent un peu tardivement les limites à leur envie de promotion n’ont plus que une issue, se mettre à leur compte. Ceci reste cependant le comportement minoritaire, on choisit majoritairement le salariat plutôt que les risques afférents à la création d’entreprise.

On ne peut pas confondre les envies exprimées dans le sondage cité plus haut avec le passage à l’acte parce que le temps façonne la psychologie des individus, après vingt années de pratique, un entrepreneur et un salarié ne se comportent plus de la même façon, les opinions sur le comportement du groupe auquel on n’appartient pas peuvent se heurter.

 

 

La corporation des entrepreneurs employeurs est à la fois honnie et vénérée. Honnie par sentiment de jalousie et en raison de quelques uns de ses excès, mais vénérée car pourvoyeuse d’emplois. La corporation ne manque pas de faire valoir l’éminence de son rôle dans la société et exige des égards, elle exprime la charge du cens au regard du peu d’engagement des simples salariés. La corporation fait valoir une influence liée à la propriété. Mais qu’adviendrait-il des entreprises telles que nous les connaissons si l’engouement à entreprendre était général? C’est-à-dire si la volonté d’indépendance était telle que chacun souhaite posséder son outil de production. Pour exister, l’entreprise a besoin de gens qui acceptent la soumission, il ne faut donc pas trop les brocarder et au contraire veiller à ce que les choses puissent se perpétuer, sauf à imaginer ou développer des formes différentes de propriété.

 

 

Vers la psychologie nouvelle.

 

Tous les secteurs ne se prêtent pas de la même manière au lancement d’une entreprise nouvelle en raison de l’existence d’une taille critique sur leur marché et  du capital technique nécessaire par unité de travail. On ne lance pas une usine automobile en décidant de se mettre à son compte, par contre il est relativement facile de lancer une activité de service seul et pratiquement sans capital. Il n’y a donc pas de place pour toutes les envies d’indépendance des jeunes salariés de la tranche des 18/34 ans. Et compte tenu des structures acquises par les entreprises et l’élimination par disparition ou concentration quand elles se situent sous le seuil critique, le taux actuel de 10% d’indépendants ne peut pas beaucoup évoluer par la seule volonté des candidats à l’indépendance. Autant le passage de 52% d’indépendants en 1850 à 10% aujourd’hui s’est fait avec l’histoire par élimination et concentration, le mouvement inverse par éclatement de gosses structures est impossible, même si on ne peut pas exclure des pertes de rentabilité dans la dimension excessive qui poussent à réduire la voile.

Le retour à l’indépendance ne pourrait se faire que dans le cadre des tailles acquises, donc inévitablement par l’acquisition du capital par des associés impliqués dans l’exploitation, ce qui ne peut se confondre avec l’actionnariat.

On connaît les réticences des salariés à la reprise de leur entreprise, saine, lors du départ à la retraite du propriétaire exploitant, ils préfèrent bien souvent l’appel à un repreneur extérieur, plutôt que l’engagement de l’un d’entre eux, de quelques uns ou de tous. Bien sûr, les salariés ont des âges et des qualifications différents, des situations familiales variées, des capacités financières très diverses et quelques mésententes, on peut donc facilement trouver pour chacun plusieurs raisons de ne pas y aller. Trouver un détenteur unique du capital évite alors de brasser tous les problèmes, quitte à risquer de travailler avec une indépendance encore réduite. Il existe cependant dans ces entreprises à reprendre, comme ailleurs, un pourcentage de gens ayant indiqué au sondeur leur aspiration à se mettre à leur compte !

On imagine encore moins un groupe de plusieurs centaines de personnes se constituant avec apports de capitaux et de compétences pour créer une entreprise nouvelle dans un secteur ou il existe une taille critique repérée. Pour une reprise, au-delà de quelques dizaines de salariés, le repreneur est le plus souvent extérieur.

Devenir propriétaire de son outil de travail reste culturellement une affaire essentiellement individuelle quelque soit l’ambition, entreprise comportant de nombreux salariés ou affaire personnelle sans salarié. C’est le fait de l’entrepreneur mais aussi des clients et des banques qui préfèrent l’interlocuteur unique. Du côté de la loi c’est aussi problématique, le droit n’est pas en avance sur l’état de la pensée globale, la législation n’est pas suffisamment étoffée pour border l’aventure entrepreneuriale non individuelle.

Malgré quelques efforts, la situation semble bloquée, au fur et à mesure qu’une taille critique se révèle dans un secteur, la proportion d’emplois indépendants se réduit et les velléités d’inversion de la courbe de 1850 à nos jours ne tiennent qu’à la tendance à la croissance de la part des services dans l’ensemble de l’activité.

Les sources (recensement de l’INSEE) indiquent une progression de leur population de 500 000 (1989) à 750 000 (2008), soit de 46 % en 10 ans. Cette population est très diverse, mais on y distingue une partie très identifiable : les professions libérales réglementées, qui sont passées de 350 000 à 450 000 entre 1999 et 2008 : soit +29 %.

La recherche de sources de profits pour les capitaux conduira aussi à des concentrations dans ces secteurs et donc aux seuils critiques. Les tendances annoncées avec le statut d’auto entrepreneur et quelques services nouveaux n’ont probablement pas le profil de l’histoire.

 

Acquérir son indépendance, en dehors du reliquat des possibilités individuelles, requerra un saut culturel qui touchera aux notions d’emploi, de carrière et de capital, en escomptant que la psychologie humaine n’en soit pas le barrage rédhibitoire par son manichéisme entre domination et soumission.

C’est un sentiment populaire profond qui traverse toute la société, il faut un seul chef par étage de pouvoir. Les institutions adhèrent à ce sentiment y compris dans la sphère démocratique. On élit un seul président de la république, un seul maire, les institutions démocratiques sont toutes cadrées par une voix prépondérante. Le fonctionnement des administrations, dont l’armée bien entendu, est aussi calqué sur celui de l’entreprise. Les associations y échappent parfois.

Le pouvoir, une fois établi, par la démocratie élective ou par la propriété, ne se partage que par délégation opérationnelle, par nécessité absolue ou par le fait culturel. Au niveau de l’entreprise les candidats à l’indépendance ne trouvent qu’un intérêt limité à prendre des risques en capital dans la mesure où les statuts de société confient les pouvoirs absolus aux gérants en dehors des assemblées générales et c’est aussi le cas pour celles qui ont opté pour les versions coopératives. La loi a conforté l’autorité des gérances, conformément au sentiment populaire, pour permettre l’efficacité décisionnelle et n’offre pas d’exutoire, au quotidien, à la frustration d’être propriétaire et simple exécutant. L’accession aux fonctions de gérance se fait par la prééminence en capital dans les sociétés classiques ce qui confère l’inamovibilité en général et par la compétence dans les versions coopératives, ce qui peut aussi conduire au pouvoir de longue durée.

La recherche de l’indépendance par la propriété du capital, hors le reliquat d’entreprises individuelles, ne peut s’accommoder de la délégation totale aux gérances et peut-être doit-on imaginer une moindre efficacité pour y parvenir, la démocratie elle-même exige de ces sacrifices le plus souvent bien utiles avec l’expérience à long terme. En effet la décision immédiate sans recours, au nom de l’efficacité n’est pas un gage absolu de réussite.

L’entreprise, dans sa forme classique, pourrait ainsi trouver plus d’adeptes parmi ses agents opérationnels, mais c’est surtout dans la forme coopérative que les choses peuvent évoluer parce que par principe l’ensemble des agents est concerné.

De fait, dans la forme coopérative même si l’individu est le constituant de base, l’apport différencié en capital introduit une hiérarchie de fait entre les membres, en effet la constitution du capital pour les nouveaux venus se faisant par prélèvement sur la fiche de paye, ne donne pas aux intéressés la juste mesure de la possession du capital et confine les entrants dans une position d’associé de second rang.

Les règles doivent évoluer, par le développement de la décision collective, la rotation des responsabilités de direction et l’apport en capital. Le ticket d’entrée doit être défini et apporté en numéraire par un emprunt personnel au besoin, à la manière d’un entrepreneur individuel, la notion de salaire doit être remplacée par celle de part de marge qui recèle la capacité à honorer l’apport en capital. L’associé se trouve alors dans la position d’un véritable entrepreneur individuel qui exige son droit à codiriger la société. On peut alors imaginer que pour répondre au besoin de mobilité des individus, l’offre d’emploi de l’entreprise se transforme. Conventionnellement, l’entreprise recherche une qualification et offre un salaire, dans le cadre de cette évolution elle rechercherait une personne qualifiée en mesure d’apporter le ticket d’entrée. La sortie s’opèrerait aussi avec le quota de capital selon les conditions que la législation devra préciser.

On ne peut établir par avance tout le dispositif légal permettant  de codifier les possibilités d’accéder à l’indépendance hors le champ de l’entreprise individuelle, des bases existent, un premier saut doit être effectuer par la puissance publique afin de permettre des expérimentations sur la base d’un volontariat qui puisse servir de référence.

Atteindre la maturité culturelle pour de nouvelles formes d’indépendance par la propriété ne peut se faire dans l’abstraction, l’expérimentation en est le passage obligé et l’éducation le premier vecteur.

 

J.P Beux 15 sept. 2013

 

 

 

 

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42ème Café : Quelles réformes pour une économie en forme?

42ème Café Eco

 

Jeudi 18 septembrebre 2014 à 19h15

 

Moulin du Grand Poulguin à Pont-Aven

 

Quai Théodore Botrel

 

Quelles réformes pour une économie en

forme?

 

Depuis la crise financière de 2007/2008, l’économie peine, parfois très durement comme en Grèce, en Espagne mais toute l’Europe est touchée sauf pour quelques exceptions.

On pourra évoquer le reste du monde, mais on s’efforcera d’imaginer quelles réformes économiques et administratives pourraient faire venir l’embellie.

Par exemple on pourra débattre de :

– la question récurrente du coût du travail.

– des normes réglementaires.

– du rôle des banques.

– de la monnaie unique, de la zone euro et des monnaies indépendantes (GB, Suède…)

– de la pertinence d’un découpage administratif sur l’activité économique.

– du dynamisme des entreprises.

– du rôle du partage des richesses.

– de la perte de production due au chômage.

L’imagination des participants permettra comme à chaque séance d’entrevoir les solutions qui ne manqueront pas d’attirer l’attention des gouvernances !

 

38ème Café : Dessine-moi une Europe.

38ème Café Economique

 

Jeudi 20 mars 2014 à 19h15

 

Moulin du Grand Poulguin à Pont-Aven

 

Quai Théodore Botrel 

 

Dessine-moi une Europe.

 

Après « L’Europe, l’Europe…comment çà marche ?» le 16 janvier 2014, les participants au Café Eco vont exposer leur idée du futur européen.

– On abordera peut-être sa possible expansion à d’autre pays quitte à les couper en morceaux. On s’interrogera sur la poursuite d’une ère de paix et de prospérité cependant entachée d’une guerre dans les Balkans.

Ou encore :

– L’Euro s’étendra t-il à tous les pays membres ou se repliera t-il sur le noyau historique?

–  Le Grand Marché Transatlantique, un dessein qui va bien ?

– La libre circulation des citoyens sera-t-elle vecteur d’égalité sociale et d’équilibre économique?

–  L’Europe, lendemains qui chantent ou sirènes du désespoir ?

 

L’Europe dans 30 ans…çà ne se dessine pas comme un mouton !

37ème Café : colloque « CAPITALISME ET DEMOCRATIE »

37ème Café Economique

 

                   COLLOQUE

                  Samedi 22 février 2014 de 13h45 à 18h

 

                  MJC, Le Sterenn

                  à Trégunc

                 « CAPITALISME ET DEMOCRATIE »

 

ENTREE LIBRE et GRATUITE, le Café Economique rappelle qu’il n’est dépendant d’aucune école, les participants font le débat!

 

Convergence ou dépassement ?

En ce début du 21e siècle, il est souvent convenu de penser que démocratie et économie de marché avancent de conserve ; or, les développements multipolaires constatés ici et là nous indiquent que d’autres couples sont sans doute en cours de formation. Les participants sont invités à débattre de la revisitation des concepts et des pratiques … passées et en cours.
13h45 Accueil
14h15 Présentation et animation par Patrick BEAUVAIS.
14h30 Première contribution (Jean-Marc TANGUY) => LES ORIGINES
Capitalisme / Libéralisme politique / Libéralisme économique / Démocratie……
15h00 Débat avec la salle
15h15 Deuxième contribution (Jean-Pierre BEUX) => LA COHABITATION
Démocratie et capitalisme / Les institutions / Les régulations / Les négociations.
La revue FuturWest publiera un texte de fond de JPB « Le capital, le bel objet »
dans son N°49 – parution au 15 Février 2014 = www.futurouest.com
15h45 Débat avec la salle
16h00 Pause
16h30 Troisième contribution (Liam FAUCHARD) => LES PERSPECTIVES
Quelles possibilités de dépassement de la démocratie « capitaliste » ?
LF et Philippe MOCELLIN ont publié au Printemps 2012 « Démocratie participative : progrès ou illusions ? » – L’Harmattan
17h00 Débat avec la salle
17h30 Conclusions (Patrick Beauvais)

Notre colloque s’insère dans le programme de débats de la MJC de Trégunc, en soirée à 20h, conférence de Monique Pinçon-Charlot  autour de son

livre « La violence des riches » sous l’égide de ATTAC et de la Ligue des Droits de l’Homme. 

   

36ème Café : L’EUROPE, L’EUROPE… COMMENT CA MARCHE ?

36ème Café Economique

 

                   Jeudi 16 janvier 2014 à 19h15

 

                  Au Moulin du grand Poulguin

                              Quai botrel

                  à Pont-Aven

 

L’EUROPE, L’EUROPE… COMMENT CA MARCHE ?



L’Union Européenne – 1993 – est la continuité renforcée de la CEE (Communauté Economique Européenne) dont les composantes principales furent la CECA (Charbon-Acier), l’EURATOM (Energie atomique), la PAC (Agriculture), le Marché commun……avec 6 Etats fondateurs.

De nos jours, l’UE représente une organisation originale et inédite que nous envient bien des régions du Monde, car construite par la paix, la règle, le compromis… plutôt que par la force et le conflit. Elle est cependant parfois contestée en son propre sein.
Mais comment ça marche ? L’économie est-elle toujours le ressort principal ? Pourquoi le fonctionnement semble-t-il parfois si compliqué ? Les Conseils Européens et le Parlement de Strasbourg sont ils démocratiques ?
La zone Euro (Euroland) est-elle amenée à devenir le fer de lance de l’UE ? Ou peut-elle se déliter ?
La Commission Européenne peut-elle décider… sans l’aval des Etats-membres ?
Quels devenir pour les programmes d’enseignement  Erasmus et Leonardo réunissant les jeunes européens?

 

NOTE: ECONOMIE & VALEUR AJOUTEE

K3

 

Liam FAUCHARD / d’an 31 a viz Eost 2013.

 

                                               NOTE : ECONOMIE & VALEUR AJOUTEE

 

A/           La VA produite par une activité écnomique est comptablement égale à Produits d’Exploitation (Biens, marchandises, services) – Services Externes (les services que l’entreprise ne se rend pas à elle-même). In fine, l’accrétion des VA produite par les # 3 millions d’entreprises françaises donne le PIB (je fais court). La VA a quatre destinations : les frais de personnel (masse salariale + charges) ; les amortissements/investissements ; les impôts et taxes ; les actionnaires. Evidemment, le quatrième cas ne concerne que les sociétés de capitaux (Sarl, SA, SAS, SNC, etc.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

B/           Dans une économie moderne, la VA de rang1 – la plus importante en volume et en valeur, et de loin – est produite par les entreprises privées et publiques. Sur cette VA de rang1, via les prélèvements sociaux et fiscaux, la communauté finance des activités d’enseignement, de santé, de culture……et les collectivités locales. Cet ensemble composite génère une VA de rang2. In fine, la VA de rang1 et la VA de rang2 permettront des activités complémentaires, souvent non-marchandes comme les associations… qui pourront générer une VA de rang3. Bien entendu, les taux ne sont pas les mêmes et c’est un peu plus enchevêtré que ma présentation.

Mais fondamentalement, sans VA de rang1 les deux autres n’existent quasiment pas.

 

C/           On peut faire un parallèle avec le Développement Durable, curieuse traduction française de Sustainable Development qui crée sans cesse des distorsions de compréhension entre les Français et le reste du Monde ! En effet, le texte de Rio (1992), en anglais, exprime ce que sont les « Pilars of Sustainable Development » :

1/ Production économique pour améliorer le bien-être des populations, notamment les moins bien loties.

2/ Que l’objectif1 soit au service de la cohésion sociale.

3/ En respectant l’environnement autant que faire se peut (en toutes lettres dans le texte fondateur).

4/ Culture et Gouvernance (On n’agit pas et on ne manage pas de la même manière à Buenos-Aires et à Saint-Nicolas-du-Pélem.)

 

Or, sans l’objectif 1/ concrétisé, les autres ne sont que des illusions, même si à court terme il peut y avoir des artéfacts momentanés.

 

D/           Au tout début des années 2000, Daniel Cohen s’est posé – nous étions déjà pas mal à penser comme lui – la question de la pertinence du classement utilisé en économie pour sectoriser les activités humaines = Primaire / Secondaire / Tertiaire. Il a donc regardé les choses autrement et fait des statistiques tout au long du 20e siècle aux USA et en France et il a eu la surprise de constater une quasi stabilité de trois secteurs :

D1/ Production au sens large, c’est-à-dire toutes les fabrications industrielles et leurs activités connexes incontournables, notamment celles qui furent progressivement externalisées du secteur secondaire proprement dit. Résultat # 40% de la population occupée.

D2/ Commerce, négoce, banque, assurance… qu’il nomme « Intermédiation ». Résultat # 20% de la population occupée.

D3/ Tiers secteur, où se sont produites des mutations spectaculaires au 20e siècle : agriculture prépondérante en 1900, réduite en 2000 ; expansion des secteurs sociaux, culturels, d’enseignement, etc. Résultat # 40% de la population occupée.

 

35ème Café : Faut-il intégrer la Bourse à la Française des Jeux ?

35ème Café Economique

 

                   Jeudi 19 décembre 2013 à 19h15

 

                  Au Café du Centre à Pont-Aven

 

Faut-il intégrer la Bourse à la Française des Jeux ? « 

 

Les informations radiophoniques, font état heure par heure des cours de la bourse, ils sont consultables en direct sur de nombreux sites internet, c’est aussi une rubrique quotidienne de votre journal. La bourse est associée aux crises de l’économie, on redoute ses soubresauts, on l’accuse de bien des maux mais on la respecte parce que peut-être la vielle dame fait-elle son œuvre malgré tout. En quoi les décisions d’achat ou vente d’actions d’entreprises concernent-elles à ce point la vie de tous les jours ?

Est-ce le passage obligé du financement de l’économie ?

Est-ce plutôt le moyen de faire de bonnes affaires sans se soucier du réel ?

Ou, les bons coups des spéculateurs font-ils le bonheur de tous ?

Sinon, faut-il intégrer la bourse à la Française des Jeux ?

 

 

 

 

34ème Café : Les politiques publiques, évaluer ce qui vaut…le coût !

34ème Café Economique

                   Jeudi 21 novembre 2013 à 19h15

 

Auberge de la Fleur d’Ajonc à Pont-Aven

Place de l’hotel de ville

 

Les politiques publiques, évaluer ce qui vaut…le coût !

 

L’usage de l’argent public, celui des impôts et plus généralement celui des prélèvements, fait l’objet d’opinions contrastées, toujours guidées par la position de chacun, contributeur ou bénéficiaire. Le citoyen est heureusement souvent l’un et l’autre. Au Café Eco on se glissera tour à tour dans la peau des deux.

Les grands domaines publics que sont la santé, l’enseignement, la sécurité, les transports sont-ils gérés conformément aux attentes, les résultats peuvent-ils être évalués à la fois par les usagers et les contributeurs ?

La démarche de l’entreprise en termes d’objectifs et de coûts peut-elle s’appliquer aux fonctions publiques ?

On pourra évoquer les expériences de  transport public sur nos territoires ruraux en termes d’objectif et de coûts, les services de santé recentrés vers Lorient et Quimper   par les déclassements des hôpitaux de Quimperlé et de Concarneau et bien sûr l’actualité nous guidera vers les politiques de soutien aux activités économiques.

 

29ème Café : De Francfort à Athènes, l’euro qui comme Ulysse…

29ème Café Economique

Jeudi 18 AVRIL 2013 à 19h15

Moulin du Grand Poulguin à Pont-Aven

 

De Francfort à Athènes, l’euro qui comme Ulysse…

 

Onze années après la mue du serpent monétaire et de l’écu et  après plus de quatre années de crise sévère, le beau voyage va-t-il se poursuivre ?

Une seule monnaie peut-elle couvrir des espaces économiques ayant des structures et des productivités différentes ?

La monnaie unique porte t-elle en elle la convergence des sociétés européennes ou au contraire domination et marginalisation ?

Chaque crise fait surgir l’annonce de nouvelles régulations financières, prometteuses et toujours insuffisantes, faut-il désespérer ?

L’euro renforce t-il l’Europe face aux autres édifices économiques mondiaux?

Faute d’institutions fédérales européennes autres que la Banque Centrale, la monnaie doit elle être unique ou seulement commune ?

Le débat fait l’histoire, l’aventure sera-t-elle homérique ?

 


	                    
	                

28ème Café : L’impôt peut-il se demander par… don ?

28ème Café Economique

Jeudi 21 mars 2013 à 19h15

Moulin du Grand Poulguin à Pont-Aven

 

 

L’impôt peut-il se demander par… don ?

 

Si l’impôt est  une façon de partager, de répartir les richesses, le don serait-il de nature  à le remplacer ?

L’impôt et la cotisation actes régaliens dont on ne sait si le consentement à les acquitter est accepté ou subi, permettent la dépense publique. Ces prélèvements obligatoires constituent le paiement des services communs et une répartition sociale des richesses.

Si c’est l’acceptation qui prévaut, par un accès de citoyenneté, peut-on imaginer que chacun contribue, selon sa libre appréciation, par un don au pot commun?

Déjà en fiscalité française, le don à des œuvres est partiellement converti en impôt, le contribuable décide alors de l’affectation de son don. Ce principe élargi peut-il conduire à l’élaboration des budgets par les citoyens ?

Enfin, le don est-il l’exutoire  de la conscience d’avoir trop perçu ?

Quelques innovateurs proposent de remplacer l’impôt obligatoire par le don volontaire….. mais l’homme est-il digne d’un don ?

 

 

26ème Café : L’allocation universelle, une utopie économique ou sociale ?

26ème Café Economique

 

Jeudi 17 janvier 2013 à 19h15

Moulin du Grand Poulguin à Pont-Aven

L’allocation universelle, une utopie économique ou sociale ?

 

On trouve l’origine du concept au moment de la Révolution française avec la proposition du député (anglo-américain d’origine), Thomas PAYNE.

L’idée est de fournir un revenu minimum identique à tout citoyen, parce qu’il existe,  sans condition et sans activités économiques obligatoires.

L’idée sommeille au 19e siècle puis réapparaît dans les années 1930 (Jacques DUBOUIN), et surtout dans les années 1980-1990 avec la création du BIEN – Basic Income European Network. Certains Pays l’ont mis en place, ne serait-ce que partiellement, sans le dire… tant un revenu versé « pour ne rien faire » engage des débats passionnés dans les sociétés.

 

La présentation factuelle (diaporama) de l’histoire, des origines, des homonymes,  des exemples d’application… de l’A.U. sera faite par Liam Fauchard, pour alimenter les débats stimulants qui font la « marque de fabrique » du Café Eco.

 

18ème Café : Austérité et croissance…ou le remède peut-il tuer le cheval?

« 18ème Café économique »

Austérité et croissance…ou le remède peut-il tuer le cheval?

Date :19 avril 2012 à 19h15

Lieu : Moulin du Grand Poulguin

2, quai Théodore Botrel – 29 930 PONT-AVEN

Intervenants : L’équipe du café éco

Qualités, Profession :

Texte de présentation et réflexion du sujet traité :

Afin de réduire les dettes publiques, la plupart des pays d’Europe mettent en œuvre des politiques d’austérité, les dépenses des états sont réduites, plusieurs pays ont diminué les salaires des fonctionnaires et les retraites, de nombreux investissements sont gelés. Ces mesures d’apurement provoquent en général la baisse de la production et par suite celle des recettes fiscales, au moment même où elles seraient bien venues. C’est le spectre de 1929 à 1932, celui de l’aggravation de la crise et du chômage.

Ces mesures peuvent elles au contraire,  après un mauvais passage restaurer les équilibres ? C’est la thèse du Fonds Monétaire International et de la Banque Centrale Européenne.

Deux thèses s’opposent, le Café Eco tâchera d’apporter quelques lumières par une approche historique des évènements et …le vécu de chacun.

14ème Café :  » La création monétaire ou… visite du moulin de la galette. »

LE CAFE ECONOMIQUE de PONT AVEN N°14/ jeudi 15 DECEMBRE 2011 – 19h15

           

            Au Café du Centre à PONT-AVEN

                         » La création monétaire ou… visite du moulin de la galette. »

 Nous sommes au cœur d’une crise financière et économique extrêmement grave qui n’en finit pas d’être expliquée. Le sujet est difficile, les opinions divergent sur le rôle de la Banque Centrale Européenne et sur celui des marchés financiers autour de la question de la quantité de monnaie en circulation.

Il est donc au cœur de la crise un sujet méconnu, celui de la création de monnaie.

Nous proposons donc de débattre de la monnaie, de ses différentes formes, de son histoire mais surtout nous souhaitons discuter autour de trois idées :

-Pourquoi crée t-on de la monnaie ?

-Qui crée la monnaie ?

-Par quels mécanismes ?

On découvrira peut-être avec étonnement que de la monnaie est créée à Pont-Aven.

 

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