« SOYONS CLASSES » UNE FICTION RÉALISTE

Une fiction réaliste.

Il est acquis que dans des pays différents les productivités ne sont pas les mêmes et y compris dans une même entité économique cohabitent des compétences de niveaux différents et bien sûr à l’intérieur de chaque structure de production. Les productivités partielles finissent par se muer de manière bien réelle en marchandises et services mais dans une telle complexité que la subjectivité peut prendre l’allant sur le réel pour l’évaluation de la contribution de chacun, à la faveur de codes de rapports sociaux et de rapports de forces.

Une expérience de pensée peut aider à décrypter cette complexité.

Imaginons une organisation de la production où le travail est assuré non par des salariés de l’entreprise mais par des prestataires de travail qui facturent leurs services un peu à la manière de sociétés de travail intérimaire.

Ces prestataires sont spécialisés par tranche de productivité, donc à la mise en place de ce système, les tranches de productivité correspondent aux tranches de rémunérations brutes. Parce que le revenu est jusqu’à ce point, l’image de la productivité individuelle c’est à dire l’image de la contribution de chacun à la productivité moyenne.

Ainsi dans une unité de production y compris l’encadrement devient l’objet d’une sous traitance.

De l’entreprise initiale il ne subsiste qu’un chapeau comptable et observationnel mais tous les intervenants sont engagés par les prestataires, par tranches de productivité.

Les niveaux de productivité retenus pour l’éclatement sont assimilés aux rémunérations brutes totales dont on admettra pour le moment qu’elles sont uniformément proportionnelles à la productivité des bénéficiaires. Il est donc admis, par exemple, que la productivité d’un cadre commercial est cinq fois supérieure à celle d’un travailleur posté si leurs rémunérations, cotisations comprises, sont dans le même rapport.

Le « chapeau » va procéder par appels d’offres pour pourvoir les postes de travail, auprès de sociétés prestataires spécialisées par classe de productivité. Dans un premier mouvement, les choses sont simples, il s’agira d’un transfert des contrats de travail aux sociétés prestataires avec les mêmes revenus et cotisations. Les prestataires adressant au « chapeau » des factures d’un montant équivalent.

Si maintenant dans un grand élan de libéralisme, la puissance publique décide de supprimer les redistributions directes versées aux salariés et indépendants actifs, notamment les allocations pour le logement, les aides aux HLM, la carte orange, la prime pour l’emploi, les bourses scolaires et les allocations familiales… cela peut suffire, par ce premier train de mesures, à rendre impossible l’exercice d’un emploi, le revenu devenant insuffisant pour assurer toutes les charges. Y compris celle pour se rendre au travail.

Nous appellerons redistribution première les versements directs aux familles de travailleurs de basse productivité supposée.

Les salariés de la classe la plus basse s’adressent bien sûr à leur employeur, le prestataire de basses productivités, pour expliquer qu’une fois payé le loyer nouveau (sans contribution publique aux HLM et à l’allocation logement), ils ne peuvent plus payer le transport en commun (sans carte orange) ou mettre du carburant dans leur véhicule pour aller au travail. Une impasse parce que le prestataire a un contrat, au prix de basse productivité, avec le « chapeau », le prestataire en cédant à la demande de ses salariés se placerait en situation de faillite. Puisque la réalité est telle que le revenu ne permet pas d’assurer la charge d’un travail de basse productivité sans réduire son statut social jusqu’à l’impossibilité d’assurer le travail, l’employeur suggère que les salariés maintenant appauvris, se fassent embaucher par un prestataire de classe de productivité immédiatement supérieure. Dans cette hypothèse, le prestataire de la plus basse classe de productivité déclare forfait et la tranche de productivité la plus basse disparaît. La loi du marché.

Parallèlement à la suppression des aides directes, la puissance publique a réduit les contributions par l’impôt de la classe à productivité élevée, le « chapeau » mettra à profit cette opportunité pour renégocier avec le prestataire de classe de productivité la plus élevée, une baisse du prix de sa prestation, c’est à dire la suppression de la classe supérieure, afin d’honorer le passage de la plus basse classe à la suivante afin de compenser la redistribution première. Ce faisant, les titulaires du label de la plus haute productivité ne perdent pas de pouvoir d’achat mais seulement la prétention à subvenir à l’indigence des basses classes de productivité.

Si les classes de productivité se reconnaissent dans les revenus par décile, il y aura bien sûr une gradation du phénomène. Par ce premier mouvement, il est clair que la classe de basse productivité n’était pas honorée par son salaire à hauteur de l’exigence des moyens nécessaires à l’exercice de la profession, à la valeur de sa force de travail donc, une première redistribution (redistribution première) s’avérait nécessaire et était pratiquée comme reconnaissance du fait.

On conviendra qu’une entreprise ou une branche qui comporte une forte proportion de salaires compensés par la redistribution première ne trouve pas en son sein la ressource pour compenser la suppression de la redistribution première. Cette dernière correspond alors à une subvention supprimée qu’il faut remplacer par une augmentation des prix. Inversement, s’il y a peu de salaires compensés, les prix sont probablement excessifs, des prix de monopole en général.

Et l’élan libéral peut aller plus loin encore, notamment si les services habituellement publics et gratuits deviennent payants et si toute subvention est proscrite. Les revenus versés à chaque classe de productivité doivent alors lui permettre de subvenir à ses besoins généraux et de surcroît, au paiement de nombreuses assurances supplémentaires, des écoles, des péages routiers généralisés et d’un impôt égalitaire permettant d’assurer les quelques services non individualisables. Impôt égalitaire parce que le service l’est. Se dessine alors un nouveau resserrement des classes de salaires dans le cadre de notre fiction et la révélation d’une bien réelle redistribution complémentaire par l’impôt et la cotisation non égalitaires. Redistribution complémentaire parce que le péage de la route pour se rendre au travail ou pour rejoindre le bord de mer, coûte autant quelque soit la classe de productivité, supposée, des travailleurs actifs. Tout comme soigner une maladie pour permettre le retour au travail.

Nous appellerons redistribution seconde, cette redistribution qui permet aux réputées basses classes de productivité d’accéder égalitairement aux services collectifs, comme si elles avaient la ressource par le revenu de leur propre travail, pour payer directement sur facturation où par l’impôt égalitaire.

Mais la question reste posée, la nécessaire solidarité a t-elle été ainsi confiée dans notre fiction directement à l’entreprise plutôt qu’à la collectivité redistributrice, ou les niveaux de productivité ont-ils été réévalués et reconnus ?

 

Nous avons cependant déjà un acquis important, la rémunération brute directe à laquelle s’ajoutent les redistributions quelles qu’elles soient est une reconnaissance d’une valeur minimale de la force de travail. La société reconnaît le niveau de consommation nécessaire à l’exercice d’une fonction, sans frustration excessive. Ce niveau est supérieur à l’appréciation initiale faite par le seul employeur qui a estimé lui, qu’il payait le juste prix au regard du produit obtenu.

La question posée devient alors « peut-on produire moins qu’on ne consomme au total pour produire ?».

Cette fiction permet d’appréhender la valeur réelle de la force de travail et par là d’établir une correspondance avec la productivité de chaque classe de productivité supposée.

Les comptes du prestataire de productivité réputée de basse classe peuvent être vus d’une autre manière, le niveau des salaires et des redistributions effectives étant connu, le prestataire ne verse plus de salaires à ses intervenants mais leur fournit, très raisonnablement, tout ce dont ils ont besoin pour être convenablement en état de produire. Le prestataire se fournit sur le marché, aux prix du marché, évalués donc par les « chapeaux » dans leur office de vendeurs. Il s’agit pour lui de consommations intermédiaires auxquelles il rajoute une valeur ajoutée insignifiante au titre de la mise en relation de l’intervenant et du « chapeau ».

Le prestataire ne facture donc au « chapeau » que les achats effectués auprès de quelque autre « chapeau » aux prix proposés sur le marché. L’intervenant, auparavant salarié, n’ajoute plus de valeur dans le processus de production auquel il est intégré, seules les consommations intermédiaires qui le font fonctionner sont comptabilisées comme ingrédients aux produits nouveaux, des fournitures. L’intervenant est alors esclave, cheval ou machine à vapeur ! Mais mieux loti que dans sa condition de salarié avant les redistributions, il connaît la valeur du carburant nécessaire à son fonctionnement.

 

La facturation du prestataire sera donc prise en compte comme consommation intermédiaire par le « chapeau » a minima, sans valeur ajoutée. On ne peut pas faire mieux sauf à trouver des machines qui consomment moins.

L’utilisation d’animaux en agriculture pour les labours, proche de l’esclavage, est éloquente, si le cheval consomme plus de fourrage qu’il ne contribue à produire, on abandonne le mode de production !

En rendant au travailleur sa dignité, c’est-à-dire, une créativité issue de sa force de travail, et pas seulement le transfert de ses consommations comme coûts, sa productivité sera au moins égale à sa force de travail totalisant revenus bruts et redistributions.

Ou alors faudrait-il admettre que l’esclavage ou la traction animale porte des valeurs supérieures à celles du salariat, un cheval malingre n’étant pas le bon cheval !

 

Nous venons de montrer que si le choix est fait de confier un travail à un individu avec la conscience de la totalité des frais engagés pour qu’il puisse produire, sa productivité est au moins égale au niveau où globalement, c’est-à-dire avec la redistribution première et la redistribution seconde, sa force de travail est rémunérée, et possiblement au-delà. Au-delà parce que la coïncidence serait surprenante.

L’acceptation de la consommation intermédiaire comme coût, faisant foi.

L’employeur, peut contester avoir conscience du coût réel de la force de travail dans la mesure ou d’autres contributeurs interviennent et faire valoir que s’il devait en supporter le coût total, il pourrait faire appel à plus de machines automatisées pour un moindre coût, voire abandonner le mode de production. Nous verrons cependant que l’argument est vite rattrapé par le progrès lui-même. C’est le produit du travail qui se négocie sur les marchés. C’est à dire que dès le moment où une innovation dans les procédés de fabrication s’est mise en place et surtout, s’est généralisée, nous sommes dans un état nouveau qui conduit seulement à un volume de production plus important sans modification des rapports entre classes de productivité. La modernisation n’apporte d’avantage innovationnel que très provisoirement. Dans notre modèle de supra concurrence, l’avantage est d’ailleurs instantanément dissous.

Une part croissante de l’activité économique est réalisée dans le secteur tertiaire, celui des services où par définition les gains de productivité possibles sont faibles, il faut alors faire d’emblée, avec la valeur réelle de la force de travail, sans avantage innovationnel significatif.

Si l’employeur peut éventuellement dans l’étroitesse de ses comptes, se prévaloir d’une gestion de bonne foi, la puissance publique ne peut, elle, se soustraire à la vérité des prix.

Le fait d’emploi qualifie la productivité au niveau de la valeur réelle de la force de travail au moins, redistributions première et seconde comprises.

Rappelons que redistributions première et seconde concernent exclusivement des personnes relevant de la population active employée et non les redistributions ou transferts vers d’autres catégories non employées à la production, les retraités par exemple.

Avoir résolu la question de la productivité minimale de basse classe, ne préjuge cependant pas de la hiérarchisation des autres classes de productivité sauf par l’indispensable révision de leur niveau moyen. Et il n’est pas exclu que nous découvrions que les prestataires de catégories à productivité réputée élevée surfacturent leurs prestations au-delà des productivités réelles, détenteurs du capital compris. Et qu’elles sont les principales pourvoyeuses des redistributions première et seconde avec l’aura de la charité.

Les personnes concernées perçoivent donc un revenu à hauteur de leur productivité auquel s’ajoute une ponction opérée sur la productivité réelle de classes réputées elles, à basse productivité.

Il deviendrait absolument nécessaire d’honorer les productivités réputées de basse classe. Et on n’entrevoit pas d’autre possibilité que de rechercher une ou des classes dont les productivités seraient surévaluées et de corriger leurs facturations afin de compenser les précédentes, la productivité moyenne étant établie. Les titulaires du capital ne sont bien entendu pas les seuls concernés. Pour qu’un tel système perdure, la surévaluation des productivités doit irriguer plus qu’une minorité décisionnelle.

Dans la réalité, les productivités surévaluées sont corrigées, de manière non libérale, hors le lieu de travail, notamment par le couple cotisations-impôts et les productivités sous évaluées, elles aussi corrigées par les redistributions avons-nous dit.

L’énorme redistribution par la puissance publique tient pour une part importante à la non reconnaissance des niveaux réels de productivité.

Estimer que la productivité d’une classe de productivité puisse être inférieure au prix réel de sa force de travail ne relève plus du raisonnement économique.

Mais il s’agit de corrections a minima qui rétablissent les basses productivités au niveau des valeurs des forces de travail réelles contenues, a minima. Et possiblement ces corrections sont-elles insuffisantes.

 

Introduire cette réévaluation de la valeur des gens dans le débat économique et social modifierait l’état des lieux en redonnant confiance aux déclassés qui se regardent avec peine et sont regardés avec condescendance. Déclassement porteur de frustrations voire de haines. Le déploiement de solidarités, à ce niveau, est vexatoire et infondé.

Nous venons de le montrer, cette idée est le fondement de la crise relationnelle dans la société. La redistribution de solidarité en déni de reconnaissance de valeur est un phénomène de classe.

Cependant, autant nous avons pu déterminer le seuil minimal de productivité des réputées basses classes, les écarts suivants resteront difficiles à évaluer tant la loi du marché y est peu opérante en raison d’une gravitation hors du temps économique et de l’abus de positions dominantes.

 

La valeur ajoutée nette corrigée que nous avons définie couvre tous les revenus. Un poncif oppose les salariés de quasiment tous niveaux aux seuls détenteurs de capitaux quant au partage de la dite valeur ajoutée nette corrigée. Il y a bien sûr une place à faire dans ce partage pour les indépendants, artisans, agriculteurs et professions libérales dont les revenus peuvent aussi être affectés par la sous-estimation culturelle de leur productivité. Mais au-delà, nous allons revisiter le positionnement du revenu du capital afin d’unifier la hiérarchie globale du partage de la valeur ajoutée nette corrigée.

Ce texte est un extrait, quelques termes font appel à l’ensemble. JP Beux 2019.

95ème Café Éco « SOYONS CLASSES »

95ème Café Éco

« SOYONS CLASSES »

Au Café Économique de Pont Aven

    Le jeudi 21 novembre 2019

                à 19h15

Crêperie Auberge de la Fleur dAjonc

Place de l’hôtel de ville

(à 50m du musée)

à Pont Aven                 

Les classes sociales aujourd’hui en France.

Un concept éculé ?

La notion de classe sociale a pratiquement disparu du vocabulaire on parle encore cependant de pauvreté, de classes plus ou moins moyennes et du classement mondial de quelques grandes fortunes nationales.

Tous repères perdus, durant l’été 2019 un plan gouvernemental est apparu pour venir en aide à 3 millions d’enfants pauvres en France. Des orphelins ?

Avant toute redistribution par l’impôt et la cotisation, aux retraités, aux malades ou aux chômeurs, on regardera si le travail est rémunéré à hauteur de la contribution de chacun.

Nous verrons dans quelles proportions capital et travail se partagent le revenu réel… après avoir défini ce dernier.

Notoirement, les femmes sont moins payées que les hommes, une injustice, mais des catégories de métiers ne subissent-elles pas le même sort sans indigner?

Un travail peu valorisé est partiellement corrigé par diverses allocations notamment pour le logement ou la cantine des enfants, afin de rendre possible ce travail. Au sein d’une même entreprise, les catégories supposées les plus productives, titulaires du capital compris, contribuent par leurs impôts au paiement des allocations. Pourquoi le travail mal apprécié mais indispensable n’est-il pas reconnu pour lui même sur le lieu de travail, sans devoir passer par la case vexatoire de la redistribution par l’état?

À cet égard, sans toucher à la hiérarchie des revenus, quelques prélèvements supplémentaires ou la traque de la fraude fiscale touchant le monde des affaires peuvent-ils permettre, par quelques aides supplémentaires, de refonder la relation sociale ?

Avec un clin d’œil en jaune, un débat obligé !

Présentation Jean-Pierre Beux

Vous trouverez sur le blog un texte de 5 pages, une « fiction réaliste », une sorte

d’expérience de pensée qui met en évidence le phénomène de classe aujourd’hui.

Le débat ne s’y limitera pas bien sûr.

Un deuxième texte d’une page comportant quelques définitions et quelques chiffres

sera publié sur le blog le 18 novembre 2019.

Jeudi 19 décembre 2019: « La monnaie fiscale, une soupape face à la rigidité de l’Euro » avec Dominique Plihon, « Économiste Atterré » 

94ème CaféÉco « UNE VIE EN SCOP »

94ème Café Éco

UNE VIE EN SCOP

Au Café Économique de Pont Aven

    Le jeudi 17 octobre 2019

à 19h15

– Au Moulin du Grand Poulguin –

Quai Théodore Botrel à Pont Aven                 

Avec Jean-Claude MAO

Fondateur avec 6 autres personnes en 1978, à 22ans, d’une Société Coopérative Ouvrière de Production, Jean-Claude Mao y a passé 38 années dont 36 au conseil d’administration.

L’idée est partie d’une personne qui était en formation dans une SCOP et qui s’est lancée à la recherche de professionnels susceptibles de partager son initiative.

Chacun a dû trouver un financement personnel pour constituer le capital, il n’y avait ni matériel ni client.

« La vie en SCOP dépend de ses statuts propres et de l’implication des membres, il y a une difficulté a passer de l’état d’esprit de salarié chez un patron à celui de salarié associé, sans être à son compte individuellement. »

Jean-Claude Mao nous livrera la réalité du fonctionnement de ce type d’entreprise mais déclare déjà sa satisfaction de l’avoir vécue :

« Je n’ai pour ainsi dire jamais travaillé pour un patron, pas à mon compte non plus mais salarié associé d’une Coopérative Ouvrière de Production. »

À la retraite depuis 2017, son entreprise poursuit sa route avec 45 salariés associés.

Et si c’était à refaire ?

SCOP toujours !

Un beau débat à venir.

Jeudi 21 novembre : « Où en sont les classes sociales aujourd’hui » avec Jean-Pierre Beux, animateur depuis la fondation il y a 10 ans.

Jeudi 19 décembre : « La monnaie fiscale, une soupape face à la rigidité de l’Euro » avec Dominique Plihon, « Économiste Atterré » 

93ème Café Éco « LES MÉTIERS EN TENSION »

 Bonsoir,

Le Café  Éco fait sa rentrée…

93ème Café Éco

LES MÉTIERS EN TENSION

Au Café Économique de Pont Aven

    Le jeudi 19 septembre 2019

à 19h15

– Au Moulin du Grand Poulguin –

Quai Théodore Botrel à Pont Aven                   

Les métiers qui peinent à recruter ou métiers en tension.

Lors de nos déplacements, nous voyons des affiches, des publicités, des banderoles, des encarts  sur les vitrines et les camions… « nous recrutons » !

Le café économique de Pont Aven vous propose une réflexion, soirée débat  sur ces fameux métiers en tension.

Un paradoxe dans un contexte de chômage important.

Nous définirons ensemble le terme « métiers en tension », nous déterminerons les causes, les effets et quelles solutions peuvent être établies pour y remédier .

 

 

 

Le programme de l’automne :

Jeudi 17 octobre : « Une vie en SCOP » avec Jean-Claude Mao, 40 années de carrière en coopérative ouvrière.

Jeudi 21 novembre : « Où en sont les classes sociales aujourd’hui » avec Jean-Pierre Beux, animateur depuis la fondation il y a 10 ans.

Jeudi 19 décembre : « La monnaie fiscale, une soupape face à la rigidité de l’Euro » avec Dominique Plihon, « Économiste Atterré » 

92ème Café Éco Le tourisme

92ème Café Éco

LE TOURISME

Au Café Économique de Pont Aven

    Le jeudi 20 juin 2019 à 19h15

– Au Moulin du Grand Poulguin –

Quai Théodore Botrel à Pont Aven                   

Le tourisme facilite t-il le développement des pays visités ?

Nous nous intéresserons donc surtout au tourisme issu des pays les plus développés à destination de pays qui le sont moins.

On rappellera que les ventes aux touristes étrangers sont des exportations.

De manière simple, lorsque qu’un pays visité ne semble être ni cher ni pas cher, on estime qu’il est à parité de pouvoir d’achat avec le pays d’origine du visiteur.

Pour exporter ou attirer les touristes, un pays cherche à fixer un taux de change en dessous de la parité de pouvoir d’achat et parfois de beaucoup.

Un sacrifice pour disposer de devises jugées indispensables à l’importation d’équipements par exemple.

Le pays d’accueil oriente alors une partie importante de sa population vers la fourniture de biens propres à accueillir les touristes étrangers, parfois au détriment de sa propre population.

Cette spécialisation est souvent une fragilité dans un secteur sensible à la géopolitique.

La question sera donc posée : le développement d’un pays passe t-il obligatoirement par le tourisme ?

L’interrogation pourra être étendue aux régions les moins développées d’un même pays.

Le vécu de chacun pourra être utile au débat.

Présentation par l’équipe du Café Éco.

Une autre date à retenir : le 19 décembre 2019 « la monnaie fiscale » avec Dominique Plihon membre des « Économistes Atterrés »

91ème Café Éco L’EUROPE

91ème Café Éco

L’EUROPE

Au Café Économique de Pont Aven

    Le jeudi 16 mai 2019 à 19h15

– Au Moulin du Grand Poulguin –

Quai Théodore Botrel à Pont Aven                   

De quelle doctrine économique l’Europe est-elle la fille ?

Au début, il y avait le Marché commun, qui présumait que ce que nous avions en commun était l’économie de marché : mais qu’est-ce vraiment que l’économie de marché ?

Et puis la Communauté économique européenne est devenue « Union Européenne » : est-ce à dire qu’on ne privilégie plus ce que nous avons en commun ? que l’économique a disparu du projet ? ou bien qu’il serait inutile de dire son nom ?

Le traité de Rome, acte fondateur, c’était en 1957, après d’âpres négociations sur les termes du traité et les objectifs, soit il y a plus de 60 ans, mais c’était hier.

Si l’on se reporte aux 60 années précédant 1957, l’Europe avait vécu les révolutions russes, la première guerre mondiale, la naissance du fascisme et du nazisme dopés par la crise de1929, la deuxième guerre mondiale, la guerre froide et l’émergence des « blocs », la mort de Staline…Pour les négociateurs, c’était hier et l’occasion de vastes débats…

C’est dans cette histoire que nous irons chercher les racines des principes économiques qui ont fondé l’Europe que nous connaissons aujourd’hui, tout en évoquant quelques aspects plus récents des conséquences de ces choix inscrits et répétés dans les traités successifs.

Présentation Jean David

90ème Café Économique -De l’Énergie-

90ème Café Éco

De l’énergie!

Au Café Économique de Pont Aven

    Le jeudi 18 avril 2019 à 19h15

– Au Moulin du Grand Poulguin –

Quai Théodore Botrel à Pont Aven                   

Quelles énergies pour quels besoins ?

De l’utilité de l’énergie.

Les sociétés humaines sont très dépendantes de l’énergie essentiellement pour le déplacement des personnes, l’éclairage et le chauffage des lieux de vie voire leur refroidissement, la production des marchandises et leur transport.

Produire ou collecter l’énergie.

Feu, soleil, source chaude, animal et esclave ont accompagnés les premiers développements humains.

Au fil de l’avancée des technologies, l’humain a souvent pensé avoir trouvé des solutions mais avec presque toujours des dégâts collatéraux possibles notamment le gaz carbonique, le risque et le déchet nucléaire.

La société mondiale est alertée mais les instances internationales peinent à mettre en œuvre les objectifs édictés dont on peut craindre qu’ils ne résistent pas à la découverte de nouveaux gisements ou à la croissance décomplexée et annoncée de l’aviation.

Débattre … énergiquement.

On parlera des objectifs de la transition écologique, notamment de l’amélioration de l’habitat et de la consommation des véhicules.

On parlera aussi du marché des droits à polluer.

Et peut être de l’utilité relative des distances parcourues. Un AR Paris New York en avion pour une personne c’est le chauffage pendant un an pour une famille occupant un petit appartement ou une année de transport domicile-travail.

L’objectif de libre circulation des marchandises à la recherche du meilleur prix en tous sens au travers du monde ne serait-il pas un dogme coûteux en gaz carbonique ?Paradoxalement, cette question n’est pas abordée lors des séquences internationales pourtant pathétiques.

Présentation Rosen Rayer, Chantal Guennec, Jean-Pierre Beux, puis place au débat.

89ème Café Éco La retraite des jeunes

 

89ème Café Éco

La retraite des jeunes !

Au Café Économique de Pont Aven

    Le jeudi 21 mars 2019 à 19h15

– Au Moulin du Grand Poulguin –

Quai Théodore Botrel à Pont Aven                       

La retraite, c’est pour les vieux mais ça concerne aussi les jeunes ou, plus largement, les actifs !

Entrée tardive dans le monde du travail, pavée de stages et de CDD, ces débuts difficiles peuvent conduire des jeunes à dire : « la retraite ? on paye pour les vieux mais nous, on n’en aura pas ! »

En France, le principe de base est la répartition, c’est-à-dire que les retraites de l’année sont financées par les cotisations sur la production de l’année : c’est en payant pour leurs anciens que les actifs acquièrent des droits pour leur propre retraite, reste à savoir ce qu’ils vaudront.

Il y a d’autres modes de financement possibles, notamment la capitalisation, mais aussi l’impôt. Nous porterons un petit regard sur d’autres systèmes dans d’autres pays.

Une énième réforme se prépare, qui devrait être de grande ampleur, ses détails et modalités devaient être rendus publics en ce début d’année, mais la contestation sociale de cet hiver a rendu le gouvernement prudent dans l’annonce des bouleversements qu’il souhaite…

Une chose reste sûre, le choix de la répartition est affirmé : alors les jeunes, il va falloir continuer à payer ! mais c’est aussi la solution pour que vous aussi vous ayez droit à cette retraite, sans avoir à mettre des sous de côté pour vos vieux jours !

Présentation Jean David

88ème Café Éco « Gilets Jaunes, second round… sur la piste des solutions »

« Gilets Jaunes »

« Apportez votre eau au Moulin !»

« Second round… sur la piste des solutions »

au Café Économique de Pont Aven

    le jeudi 21 février 2019 à 19h15

– au Moulin du Grand Poulguin –

Quai Théodore Botrel à Pont Aven                       

Après l’état des lieux du 17 janvier dernier, nous vous proposons de poursuivre notre réflexion par une deuxième soirée débat sur la piste des solutions autour des thèmes évoqués lors du grand débat :

La transition écologique, la justice sociale, la démocratie et l’organisation de l’état.

Vous trouverez en pièce jointe le relevé brut des interventions du 17 janvier dernier.

Comme convenu, l’ensemble des thèmes abordés avec les solutions proposées seront transmises à la préfecture dans le cadre du grand débat national.

Présentation Chantal Guennec

87ème Café économique : Gilets Jaunes, apportez votre eau au Moulin!

87 ème Café Économique de Pont Aven !

    Jeudi 17 janvier 2019 à 19h15

 au Moulin du Grand Poulguin, Quai Théodore Botrel à Pont Aven                                                                                                                                   

Depuis 2 mois, nous vivons un véritable questionnement sur nos choix de société, les mesures annoncées sur la nécessaire transition écologique ont provoqué un bouleversement inédit, les principaux sujets  étant  les inégalités sociales, la transition écologique, la justice sociale, l’évolution de la société et la participation citoyenne…

Afin d’enrichir notre réflexion, nous vous proposons une 1ère soirée débat constructive.

Les principaux thèmes abordés pourront  être:

  1. la transition écologique :  comment être mieux accompagné dans son quotidien pour se loger, se déplacer, se chauffer ?
  2. Comment avoir plus de justice sociale ?
  1. Comment faire évoluer notre pratique de la démocratie et de la citoyenneté ?
  1. Comment faire évoluer l’organisation de l’état et des services publics afin d’être à proximité de nos besoins et les rendre plus efficaces ?

Chantal Guennec présentera les sujets brièvement, les idées et doléances seront notées sur un tableau et pourront être restituées dans un document.

Et vous pouvez déjà retenir la date du 21 février pour une nouvelle séance sur les propositions !

86 ème Café économique : la monnaie et les hommes.

Le rendez-vous habituel du Café Économique va prendre une forme particulière ce mois de décembre.

À la demande de l’Université du Temps Libre des Trois Rivières, Jean David et Jean-Pierre Beux interviendront à la conférence qu’elle organise

 

                           le mardi 18 décembre à 14 heures

                       à l’amphithéâtre du lycée de Kerneuzec, à  QUIMPERLÉ

L’UTL y accueillera bien cordialement les participants du Café Éco.

                    

    La monnaie et les hommes

Notre intervention comprendra plusieurs moments :

Dans un premier temps, pour introduire les principes et le vocabulaire de la monnaie, nous vous proposerons une immersion dans le fonctionnement d’une association d’échanges locaux. Ça parait trop simple, mais le mode de fonctionnement est pourtant le même que celui d’une monnaie nationale.

Pour aller au-delà, il nous faudra aborder les échanges qui dépassent le cadre local, en fait le cadre national et les solutions retenues, à partir de trois exemples :

  • Les accords de Bretton Woods (1944) et ce qu’il en reste aujourd’hui.
  • L’aventure de l’Euro, monnaie unique entre des pays dont la culture et l’histoire économique sont différentes, mais qui consentent à abandonner leur souveraineté sur leur monnaie : cela peut-il durer ?

Par un retour à l’immersion nous tenterons  de voir si la monnaie unique tend à rapprocher les niveaux des économies ou au contraire à les éloigner.

Ne doit-on pas faire évoluer le système pour que cette monnaie unique devienne vraiment commune ?

  • Les monnaies virtuelles, ou cryptomonnaies, avec notamment la première d’entre elles, le bitcoin : après l’or jaune, y aurait-il un or numérique ?

En présentant tout cela, nous n’aurons pas épuisé le sujet et écouterons la salle !

85 ème Café économique : Le « Brexit », un événement européen.

85ème Café Économique

 Jeudi 15 novembre 2018 à 19h15

exceptionnellement à l’Auberge de la Fleur d’Ajonc

à Pont-Aven (centre)

 

                                            Le Brexit : Un événement européen.

 

La décision britannique lors du référendum de juin 2016 avait interpellé l’Europe entière, erreur voire manipulation pour les uns, issue inévitable pour d’autres. Les négociations pour la mise en œuvre du divorce semblent difficiles entre perspectives d’apocalypse et simple retour à une histoire pas si lointaine.

Dans le respect du vote de nos voisins nous débattrons des raisons de cet échec de l’idéal européen. Pourquoi deux moitiés des peuples britanniques se sont-elles clivées ? On pourra tenter d’examiner chacune des parties et voir dans quelle mesure l’institution européenne les sert ou les dessert, les rassure ou les inquiète.

Le Brexit se décline maintenant dans de nombreuses langues européennes ,avec des clivages semblables malgré le ciment d’une monnaie partagée par 19 pays.

Entre économie, sociologie et angoisses des peuples, nous nous interrogerons, sans trop chiffrer les choses.

84ème Café économique : »Y a plus de paysans! »

84ème Café économique de Pont Aven : « Y a plus de paysans ! »

 

Jeudi 18 octobre à 19h15.

 

Attention ! Pour l’occasion, le Café économique se « délocalise » à la ferme de Poulfanc à Quimperlé, où Aurélie et Pierrick nous accueillent !

« Y’a plus de paysans ! »

La production de notre nourriture étant devenue industrielle, les agriculteurs, malgré tous leurs efforts pour s’adapter aux contraintes de ce système, disparaissent les uns après les autres. Et pourtant, au-delà de leur rôle de producteurs, les paysans ont une place sociétale essentielle et transversale (création d’emplois, tissu social, qualité de vie,  entretien de l’espace, économie rurale…). Alors, comment les aider à retrouver leur place ? Et si la réponse se trouvait dans l’agriculture de régénération avec, dans son prolongement, la blue economy[1].

Le sujet sera introduit par nos hôtes.

 

[1] QU’EST CE QUE LA BLUE ECONOMY ? (source  site blueeco.bzh)

La Blue economy – ou économie Bleue prône l’utilisation des ressources locales et vise une productivité totale source de croissance et d’emplois, objectif zéro déchet, zéro pollution.
Elle ambitionne de répondre aux besoins de base en offrant ce qu’il y a de meilleur pour la santé et pour l’environnement, le tout à un prix juste. Il s’agit d’une nouvelle opportunité pour régénérer le tissu économique de notre territoire.

 

83ème Café économique : Les Start up et leur environnement.

83ème Café économique de Pont-Aven

Jeudi 20 septembre 2018 à 19h15

Au Moulin du Grand Poulguin, quai Théodore Botrel à Pont-Aven.

 

 

Ed…x, la startup qui veut sauver les TPE/PME en difficulté !

T…y Cloud, la startup qui est en train de « tuer » les menus en papier des restaurants !

Fairp…e, la startup hollandaise qui a créé le premier smartphone responsable !

G…Sheep, la startup qui remplace les tondeuses par des moutons !

Vous l’avez deviné, nous allons parler de ce qui se cache derrière cet anglicisme, et tenter de savoir ce qui distingue une « start up » (« jeune pousse » en français) d’une création d’entreprise « normale ».

Nous allons aussi évoquer les « anges des affaires » (« business angels » dans le texte !), parler de capital risque et peut-être de LBO…

Au joystick : Pierre Couëdelo, ancien président de la Technopôle de Lorient, et M. Philippe Abgrall, expert comptable, professeur en gestion et administration des entreprises à l’IUT de Morlaix, conseil auprès de start up.

 

Rappel : nous tiendrons aussi l’AG ordinaire de l’association mais ça devrait être rapide !

82ème Café économique : La culture, un objet (et un sujet) économique comme un autre ?

82ème Café économique de Pont-Aven :

Jeudi 14 juin 2018 à 19h15, au Moulin du Grand Poulguin,

quai Théodore Botrel, à Pont-Aven.

 

La culture, un objet (et un sujet) économique comme un autre ?

 

Associer culture et économie peut paraître choquant à certains…pourtant la culture reste soumise aux contingences dans la mesure où, dans ce domaine comme dans les autres, on ne fait pas toujours tout ce que l’on voudrait, faute de moyens.

Souvent associée au temps libre et au loisir, elle peut paraître relever  du superflu et pâtir de toute baisse des ressources, ou de l’apparition de besoins concurrents.

Certes, la culture a son coût, mais en économie, ce qui est coût pour les uns est aussi revenu pour d’autres.

En outre, son financement est en grande partie public et doit donc répondre à l’attente d’un retour pour les décideurs publics, au moins en termes de plaisir et de satisfaction des citoyens.

Alors la culture, ça coûte ou ça rapporte ?

Pour s’informer et en débattre, nous avons invité des acteurs locaux de la culture qui ont accepté de venir nous faire part de leur expérience et de leur point de vue :

  • Mme Branellec et M.Garin, respectivement directrice et président de l’Etincelle, association en charge du centre culturel de Rosporden.
  • Mme Le Gall, de la Pension Gloanec, libraire à Pont-Aven.
  • Juloux, maire de Clohars Carnoët et vice Président en charge de la culture à Quimperlé Communauté.

81ème Café économique : Libre circulation des biens et des personnes, quelle limite pour la planète?

81ème Café économique

Jeudi 17 mai à 19h15 au Moulin du grand Poulguin à Pont-Aven

Libre circulation des biens et des personnes, quelle limite pour la planète?

Commerce et transport ont toujours été étroitement liés, comme la poule et l’œuf…

Pendant des siècles, la lenteur et les incertitudes des transports, les douanes et octrois ont limité le développement du commerce.

La vapeur puis le pétrole et le moteur à explosion ont révolutionné les transports et dopé les échanges. L’Organisation Mondiale du Commerce  s’attelle à réduire les autres obstacles et le mot d’ordre est désormais la libre circulation des capitaux, des marchandises, voire des personnes.

Mais du temps de la marine à voile et du moteur à crottin, les pollutions étaient limitées : aujourd’hui, les transports sont responsables de 30 à 40% des émissions de gaz à effet de serre, selon les pays et les estimations, et celles-ci croissent plus vite que l’activité, alors que l’objectif , fixé par la COP21, notamment, est de les réduire de manière urgente.

Alors que faire ? À notre portée, on pense à privilégier le circuit court, mais celui-ci peut s’avérer fort émetteur par rapport  aux volumes transportés.

Après les constats, nous vous invitons à réfléchir aux solutions avec  JP Beux, J David et JJ Faure.

Présentationv2Climat _ l’OMI adopte une stratégie pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre des transports maritimes

80ème Café économique : Tobin or not Tobin?

80ème Café économique de Pont-Aven-Jeudi 19 avril 19h15

Au Moulin du Grand Poulguin, quai Théodore Botrel, à Pont-Aven.

 

Tobin or not Tobin ? Faut-il taxer les transactions financières ou non ?

 

L’idée de mettre en place une taxe sur les transactions financières a été lancée dans les années 70 par l’économiste James Tobin qui obtiendra en 1981 le prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel, alias prix Nobel d’économie.

Elle avait pour but initial de réguler les taux de change mais l’idée évoluera pour freiner la spéculation, favoriser l’économie réelle, créer des emplois dans le cadre du développement durable.

Cette idée connaît un succès extraordinaire à partir de 1997 en France comme à l’étranger en raison des crises financières. Elle cristallise des débats passionnés entre acteurs économiques, financiers, leaders politiques et associations … Obama avait mis en place des mesures qui allaient dans son esprit et aujourd’hui Trump les abroge. Faut-il mettre en place cette taxe ? Quel doit être son taux ? Comment garantir que la taxe ne se perdra pas dans les méandres des budgets de l’état  et qu’elle participera au développement durable, à l’emploi … ?

 

Après l’introduction du thème par Pierre Jarret, place aux échanges (non taxés !) entre les participants.

79 ème Café économique : PIB, Produit Intérieur Brut ou Promesse Improbable de Bonheur?

79ème Café économique de Pont-Aven-Jeudi 15 mars à 19h15

Au Moulin du Grand Poulguin, quai Théodore Botrel, à Pont-Aven.

 

 

PIB, produit intérieur brut ou promesse improbable de bonheur ?

 

Que sa croissance s’accélère et tout le monde de se réjouir, comme si le taux de croissance du PIB était la mesure indépassable du bonheur sur terre.

Pourtant certains en doutent, et ils n’ont pas forcément tort, mais le PIB fait de la résistance !

Alors qu’y a-t-il de si magique dans le PIB ? Quelles sont les limites de cet indicateur universellement reconnu ? N’est-il pas vain de vouloir lui faire dire autre chose que ce qu’il peut mesurer ? Peut-on l’améliorer ?

A qui et à quoi servent ces indicateurs ?

N’y a-t-il pas d’autres données à prendre en compte pour mesurer l’évolution d’un pays, d’une société, du monde ?

Après un tour d’horizon des nombreuses initiatives pour d’autres outils de mesure, chacun pourra donner son point de vue sur les indicateurs à retenir et peut-être arriverons-nous à  définir l’indice du Café éco de Pont-Aven !

Introduction par Jean David.

78 ème Café économique : « Le pétrole, bénédiction ou malédiction pour les pays qui en possèdent? »

78ème Café économique de Pont-Aven

Jeudi 15 février 2018 à 19h15

 

Au Moulin du Grand Poulguin, quai Théodore Botrel, à Pont-Aven

 

« Le pétrole, bénédiction ou malédiction pour les pays qui en possèdent ? »

 

Le pétrole,  « l’Or noir », nous en sommes devenus dépendants, mais avons pris conscience petit à petit des dégâts qu’il est susceptible de faire à la planète, mais est-ce seulement sur le plan écologique ?

« Or », synonyme de richesse et d’afflux d’argent pour les pays qui ont la chance (?) d’en receler dans leur sous-sol,  n’apporte-t-il que des bienfaits et du bien-être? Ne serait-il pas aussi cause de dégâts collatéraux sur l’économie et la société des pays producteurs, du fait d’une dépendance finalement aussi forte que celle des clients? Ne met-il pas à mal leur souveraineté ?

Ce sujet, brûlant, sera introduit par M. Alain Collas, agrégé et docteur en histoire, chargé d’enseignement à l’université de Bretagne Sud, qui précise :

« Après un historique de la découverte du pétrole, essentiellement au Moyen Orient, nous verrons comment ce produit a structuré depuis 1914 la politique du Moyen Orient.  Nous préciserons le rôle des Anglais et des Américains et les tendances à venir.

Nous évoquerons aussi la situation de la Russie et de la Chine. »

77 ème Café économique : l’innovation, comment ça marche? quel impact sur l’économie?

77ème Café économique

Jeudi 18 janvier à 19h15  au Moulin du Grand Poulguin, à Pont-Aven.

Au programme : L’innovation, tout le monde sait ce que c’est au quotidien, mais comment ça arrive ? Quel est son impact sur l’économie ?

« Il faut innover » entend-t-on souvent. Aujourd’hui notre voiture, voire notre savon sont innovants, jamais une époque n’a mis autant en avant le concept d’innovation comme le fait aujourd’hui notre modernité tardive.

Mais qu’est-ce que l’innovation exactement? Peut-on la définir précisément? Quelles en sont les effets positifs et existent-ils des effets négatifs?

Après avoir défini ce qu’est exactement l’innovation, nous nous attacherons à suivre les différentes phases de développement d’une innovation. Nous regarderons à qui bénéficie réellement l’innovation mais aussi comment la stimuler. Enfin nous étudierons si ce phénomène est mesurable, quantifiable ou non.

Une place toute particulière sera donnée au concept schumpétérien de « destruction créatrice », qui tient un rôle si particulier dans le processus d’innovation.

C’est à une découverte de ce phénomène économique si particulier que vous invitent l’équipe du Café économique et Pierre Couëdelo (créateur d’entreprises innovantes et ancien président de la Technopole de Lorient).

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